The show must go on – où l’on en apprend un peu sur ce qu’il s’est passé pendant tout ce temps

30 mai 2017
C’est la date du dernier texte posté ici… Il s’en est passé des choses depuis, et je vous dois donc quelques explications.

Bonne lecture les amis. 

_________

J’ai créé ce « blog » (j’ai du mal avec ce mot qui est un fourre-tout, on ne sait jamais vraiment ce qu’on va y trouver) il y a à peu près un an. L’objectif était d’avoir un espace pour publier mes écrits : des textes courts principalement, et des histoires plus longues qui me trottaient dans la tête depuis un petit moment. Je ne souhaitais en aucun cas y raconter des choses personnelles. Pas de changement à ce niveau-là, Camille à la plume restera cet espace de création qui m’est cher.

Mais je m’autorise aujourd’hui un écart pour m’excuser de cette absence de près de huit mois.

Ceux qui passent par ici me connaissent, amis ou famille, et savent très bien ce qui a pris tant de place dans ma vie pour que je cesse d’écrire. Je suis devenue maman. En octobre dernier, d’un magnifique petit garçon. Il n’y a donc peut être pas grand intérêt à justifier mon absence de publication. Pourtant dire quelques mots sur cette période me paraît important.

 

Au début de ma grossesse, pas grand chose ne changeait dans ma routine quotidienne et j’ai continué à écrire et à publier ici. Mais dès le deuxième trimestre, j’ai été assez fatiguée. Et surtout, j’avais la tête occupée, mes pensées tournées vers un futur qui me semblait alors si proche et si lointain à la fois.  Mon temps libre, je le passais à préparer l’arrivée de ce bébé : matériellement tout d’abord car il faut s’équiper pour l’arrivée d’un bébé, encore plus que je ne l’imaginais ; mais aussi… « spirituellement » si on peut dire. Une grossesse dure neuf mois, bien sûr c’est le temps qu’il faut pour faire un petit être prêt à naître avec ses deux bras et deux jambes, mais je crois qu’il y a plus que ça.

En tant que future maman, on pense ce bébé pendant tout ce temps. On construit déjà ce qu’il sera et on se construit comme mère.

Un futur papa pense aussi à son bébé. Mais, la mère en devenir que j’étais ne pensait qu’à ça. Il (je me suis figurée un garçon assez vite, avant même que le sexe nous soit révélé) était là, au creux de moi, à chaque instant et imprégnais tout mes faits et gestes. Mon imagination, avant fertile et remplie d’histoires à écrire, ne voyait plus que par lui. Comment serait-il ? Ses yeux, sa bouche ? Aurait-il dix doigts ? Son caractère ? Pleurera-t-il beaucoup ? Aimera-t-il les câlins ? Et moi, comment serais-je ? Est-ce que j’y arriverais ? Toutes ces pensées, tantôt fébriles, tantôt terrorisées, participent à l’arrivée du bébé je crois. Elles font la maman que je suis aujourd’hui.

Quoi qu’il en soit, je n’avais ni l’énergie, ni l’envie d’écrire. Bien sûr des idées d’histoires me sont passées par la tête. Mais l’envie de les mettre noir sur blanc n’était pas là, ou bien loin derrière tout le reste.

 

Puis, il est arrivé.

 

Le bouleversement qui accompagne la venue d’un enfant est difficilement descriptible. Habitudes, émotions, convictions… Tout est chamboulé, renversé, redistribué. Inutile de vous dire que je n’avais pas du tout la tête à publier des nouvelles sur internet ! Je suis restée dans une espèce de cocon un certain temps, fusionnelle avec ce nouveau petit être. Le premier mois a été éprouvant, je suis une grosse dormeuse et l’allaitement au rythme d’un nouveau né n’est pas de tout repos.

Aujourd’hui, Marius a 3 mois et quelques jours. Le découvrir chaque jour est un bonheur sans limite. Il y a des moments compliqués, évidemment. De longs pleurs, des heures de sommeil en retard. Mais les moments de grâce surpassent tout ça. Et ils sont nombreux : un simple sourire devient un tsunami. Il me soulève, m’emporte avec lui, balaye tout sur son passage. Les émotions qui me traversent dans ces instants sont si violentes et douces à la fois. De l’amour d’une force incalculable… Et c’est si bon.

 

Tout ça pour vous dire que je retrouve depuis peu l’envie et surtout le temps d’écrire. Alors me revoilà par ici. Peut être pas à la même cadence qu’au début mais je m’y remet ! La suite et fin de Chaleur vous attendent, comme des tas d’autres histoires ! Je ne pense pas écrire à nouveau sur mon rôle de maman, ma toute nouvelle famille et mon fils. Mais peut être que l’envie s’en ferra ressentir et dans ce cas vous n’y échapperez pas malheureusement !

 

Pour finir, je glisse ici un immense merci. A mes amies et amis, à ceux de Jérémie (mon compagnon) qui sont devenus les miens. A nos merveilleuses familles respectives. Merci d’avoir accueilli Marius avec tant d’amour. Qu’il en soit entouré toute sa vie, c’est tout ce que je souhaite, et ça commence plutôt fort grâce à vous tous.

 

_________

6 réflexions sur “The show must go on – où l’on en apprend un peu sur ce qu’il s’est passé pendant tout ce temps

  1. Sousou dit :

    Un pur moment de plaisir et de bonheur de lire ton histoire depuis la superbe jeune femme à la magnifique maman que tu es devenue, merciii milles fois pour le partage de ce bonheur 😘😘😘 et bienvenue encore à Monsieur, il ne peut qu’être le plus heureux de tous les enfants avec vous comme parents…
    Gros gros bisous 😘😘😘

  2. ben dit :

    Merci de ce beau partage, c’est bien dit et conté, ça détaille un aspect dont on a du mal à se rendre compte en étant extérieur!
    Félicitations encore une fois donc, et merci d’être revenue à l’écriture 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *